Crillon-le-Brave ***** : luxe et sérénité au pied du Ventoux

 
Lumière, luxe, calme et volupté : l’esprit CRILLON-LE-BRAVE

Lumière, luxe, calme et volupté : l’esprit CRILLON-LE-BRAVE

 

C’est un secret. Une adresse précieuse, que je ne donne qu’aux gens que j’aime. Une adresse que les amoureux du lieu, et de sa superbe table, se passent avec des airs de conspirateurs, tant elle recèle de charme et de bonheur de vivre à distiller en souvenirs lumineux. De savoir-faire et de professionnalisme aussi. D’exigence. Coordonnée avec maestria par Sébastien Pilat, le maître de maison.

 
 Bienvenue dans la plus romantique et la plus provençale de nos adresses confidentielles …

 Bienvenue dans la plus romantique et la plus provençale de nos adresses confidentielles …

 

L’art de gérer le rêve… et les clients exigeants

La perfection, pourtant, n’est pas de ce monde. Même si, au chapitre des hôtels et lieux que j’aime, Crillon reste tout en haut de ma liste. Vous ne me croiriez pas si j’essayais de vous en persuader… et vous auriez raison. AILLEURS ne vous parle que de lieux et d’adresses exceptionnelles, c’est exact, mais toujours avec la distance critique et l’exigence qui sont notre griffe. Et donc… lors de mon premier séjour à Crillon, il y a quelques années, en plein été, dans un hôtel complet car hébergeant plusieurs groupes de touristes anglo-saxons émerveillés par leur découverte de la Provence, les équipes étaient sur le pied de guerre. Efficaces, attentives… mais humaines. Et, clairement, cette fois-là, entre un porteur de mauvaise humeur (et le montrant… il n’est plus là) et un service quelque peu stressé au restaurant qui nous laissa, ma mère et moi, attendre très longtemps pour que l’on s’intéresse à nous, j’étais tombée dans l’un de ces rares moments de flottement qui peuvent, les jours de mauvaise humeur (et, j’avoue, c’en était un…) influencer négativement et définitivement mon jugement. Le service restait professionnel, il n’était simplement pas à la hauteur, exceptionnelle il est vrai, du lieu et de sa réputation. Ça peut arriver. Ce fut le cas ce soir-là… Plus jamais depuis.

 

Au cœur d’un des plus beaux villages de Provence, serti dans des pierres chargées d’histoire et d’histoires.

Pourquoi, vous parlant d’une adresse rare et que j’aime tout particulièrement, commencer par évoquer ce qui n’a pas été à la hauteur ? Précisément pour cela : parce que ce fut inhabituel, et que la réponse apportée lorsque, de retour chez moi, je signalais mon mécontentement par courriel, fut exemplaire. Que j’y suis retournée plusieurs fois au cours des années, ai séjourné dans à peu près toutes les catégories de chambres, à toutes les saisons… et peux écrire cet article en toute sérénité et après avoir, vraiment, étudié mon sujet de près et sous tous les éclairages. La AILLEURS’s touch. Surtout, je suis d’avis, et je sais que vous le partagerez, lecteurs et lectrices, que c’est la manière dont un incident ou un problème est géré qui en révèle le plus sur la qualité du management et l’essence même d’un lieu, hôtel, boutique, ou restaurant. En l’occurrence, ce fut un sans-faute. Chapeau bas, à toute l’équipe. Et sans rancune pour ce petit accroc jamais réédité. Les maîtres-tisserands du Cachemire, qui créent des merveilles dignes de rois et de reines, disent que la perfection ne peut être que divine. Qu’elle n’appartient pas à ce monde. Raison pour laquelle ils laissent toujours, volontairement, un défaut au cœur de leurs créations. Par humilité. Disons que ce petit défaut, ce jour-là, devait servir à mettre en valeur toutes les autres qualités d’un endroit par ailleurs absolument unique. Une réussite. Presqu’absolue.

 

Une histoire de lumière, de vignes, de passion…et de truffes

Ce bémol, qui n’en est pas vraiment un, posé, que vous dire de Crillon-le-Brave pour avoir le plaisir de vous y croiser incognito un de ces jours, entre la piscine et les voûtes de pierre des anciennes écuries devenues spa? Tant de choses… A commencer par le village lui-même, encore enserré dans ses murailles, dominant la plaine s’étendant jusqu’à Carpentras, dans un paysage de vignes et de cyprès, au pied du Mont Ventoux. Un paradis pour les cyclistes et les randonneurs. Un bonheur d’écrivain et de photographe aussi : j’y ai passé des heures, sur l’une ou l’autre des terrasses de pierres sèches, à me perdre dans la splendeur du paysage et de la lumière de miel liquide d’une fin d’été ou d’un automne aux couleurs baroques. A rêver. A dessiner. A écrire. Un lieu magique, sous l’ombre tutélaire d’une montagne puissante et belle, bien connue des amateurs du Tour de France. Un paysage parsemé de noms chantants ou légendaires : Malaucène, Gigondas, Bédoin, Vaison-la-Romaine… Une Provence plus secrète, moins connue peut-être, que celle des Alpilles ou du Lubéron, mais si belle, si préservée encore, un peu plus rude et d’autant plus vraie. Des villages perchés longtemps en voie de désertification et récemment réhabilités, avec goût et talent, à l’instar de Crillon. De petites villes endormies dans le bruit des fontaines et à l’ombre des platanes, au creux de l’été. Des vignerons d’exception, élaborant des vins surprenants et toujours remarquables. De longues étendues de maquis sur les contreforts rocheux où les chasseurs savent trouver, à l’automne, le gibier que vous dégusterez, réinterprété avec talent, à la table du chef Jérôme Blanchet. Table dont je ne comprends toujours pas par quelle aberration elle n’a pas encore formellement l’étoile qu’elle mérite de la part du Guide Bibendum, même en perte de vitesse dans son rôle de prescripteur de tendances. Car ce jeune cuisinier plein de talent et de passion pour son métier, au parcours impressionnant, sais sublimer à merveille les mille et une richesses du terroir provençal. Jouant en virtuose des saveurs, des goûts et des saisons, il déroule tout au long de l’année une partition subtile et maîtrisée, une palette d’une rare virtuosité technique au service de réelles émotions gastronomiques. Je garde un souvenir ébloui d’un menu conçu autour de la truffe… de la mise en bouche au dessert. Et son carpaccio de loup au piment d’Espelette comme ses croustillants de petit gris ou son poupeton de fleur de courgette au homard figurent parmi mes plus goûteuses et gourmandes découvertes ces dernières années. Un vrai bonheur de gastronome et d’esthète. Sans luxe inutile, sans esbrouffe. Dans la rigueur et le savoir-faire, le respect du produit et du goût, superbement mis en valeur par une service impeccable. Avec mention spéciale à la petite équipe dédiée, sous la houlette attentive du Chef Sommelier Benoît Liebus, à qui je dois de somptueuses et poétiques découvertes puisées dans l’ensemble du terroir rhodanien. Une exigence déclinée au quotidien par toute l’équipe restauration, des exemplaires buffets du petit déjeuner servis sur la terrasse, où savourer calme et paysage tout en dégustant confitures et tartes maison, œufs brouillés au bacon ou impeccable saumon fumé et choix de laitages, fruits, compotes et pain - jusqu’à la très jolie carte du bistro d’été, le 40K, plus simple mais non moins savoureux et respectueux des produits et des producteurs de la région. C’est même l’origine de son nom : 40 km… soit le rayon de provenance des produits utilisés et mis en valeur au menu. A déguster aux beaux jours, sous la tonnelle.

Les tables de Crillon-le-Brave : une certaine idée du bonheur et du goût que l’on ne peut qu’aimer et avoir envie de faire découvrir…

 
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Quand le bonheur se décline entre goûts, saveurs, terrasses ensoleillées…et partie de pétanque au cœur du jardin.

 
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Une sereine conception du bonheur

Depuis plus de 25 ans, Crillon accueille aficionados et amoureux enthousiastes…dont je suis. C’est une longue histoire de fidélité, d’hospitalité et de savoir-faire, tissée tout au long des saisons, depuis les débuts de ce vaisseau de pierre dorée au cœur d’une région que toutes les saisons semblent sublimer. D’une première maison restaurée avec goût par un amoureux du lieu visionnaire et enthousiaste, l’hôtel est devenu, au fil du temps, un superbe ensemble de bâtiments au centre historique d’un village médiéval, encerclant terrasses, jardins et piscine (chauffée… on peut y nager jusqu’en novembre et c’est une grande frileuse qui vous le confirme…) dans la lumière de ce merveilleux coin de France. Sans jamais céder à la tentation du cliché facile ou de l’air du temps, intemporelles et modernes à la fois, chaque maison, chaque chambre et suite allie confort et charme pour créer un décor plein de sérénité, en parfaite harmonie avec le lieu. Choix des matériaux, des tommettes et boiseries à l’ancienne au lin des draps et à l’équipement électronique, tout s’insère parfaitement entre les murs anciens et les toits de tuiles rousses. Mention spéciale pour les salles de bain, vastes et lumineuses, récemment réaménagées en mode luxe et volupté, quelle que soit la catégorie de chambre choisie. Qu’elles donnent sur le Ventoux ou le village, toutes les chambres sont belles. Vous pouvez me croire : consciencieuse, j’ai vérifié ! Elles ont toutes leur charme et leur personnalité, et toutes ont une très jolie vue. Mais le luxe ultime, à s’offrir pour les occasions d’exception et les envies de bonheur à partager, ce sont les suites : somptueuses et d’un romantisme absolu, avec cheminée et terrasse privative. A commencer par la plus époustouflante d’entre elles, en duplex, baies immenses ouvertes sur le ciel et le paysage, à la fois intime et spectaculaire, cocon d’un confort sans pareil et décor au goût parfait et à la tendre poésie… Je dois absolument y retourner accompagnée : les deux baignoires face au Ventoux, dans l’immense et lumineuse salle de bain, sont un rêve de volupté plein d’humour qu’il est vraiment dommage de ne tester qu’en célibataire…

 
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Des chambres et des suites d’un confort absolu… et d’un charme exceptionnel, mélange intemporel de luxe et d’art de vivre et de rêver.

Récemment aménagé dans les écuries de la Maison Decor, le spa offre un superbe complément cocooning et soins, tout particulièrement appréciable après une journée de voyage ou de randonnées à pied ou à vélo sur les petites routes des environs. Randonnées que l’équipe en charge de la réception saura vous conseiller et vous organiser au besoin avec talent et enthousiasme : ne boudez pas votre plaisir, laissez-vous guider, vous ne le regretterez pas. Et je ne peux que vous conseiller l’un des nombreux week-ends thématiques organisés tout au long de l’année autour du vin ou de la truffe. Des occasions de découverte hors du temps, à prolonger ensuite à la table du restaurant.

Ce n’est pas un hasard si Crillon est devenu l’une des adresses confidentielles les plus prisées qui soit pour organiser un mariage ou un évènement que l’on souhaite, à juste titre, exceptionnel. Je peux vous avouer que si je me décide à franchir le pas, dans les années à venir, c’est à Crillon et nulle part ailleurs que je me marierais. Promis : ce jour-là, vous aurez droit à un reportage en première ligne, avec photos de Cat Soubbotnik, dans AILLEURS !

Voilà… vous l’aurez compris, pour inaugurer cette rubrique « Hôtels » d’AILLEURS the Blog, j’avais à cœur de vous faire partager l’une de mes adresses favorites. Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une très belle maison, mais surtout parce que c’est tout ce que nous aimons : un lieu unique, un havre de luxe et de sérénité, mais aussi d’exigence, de talent et de savoir-faire. Une superbe expérience et un endroit que l’on a envie de faire connaître et de partager.

 

Salle d’eau ou mini-spa personnel ? Les deux, dans chacune des très belles salles de bains réaménagées… avec un clin d’œil de Goliath le teckel !

 

Qu’il me soit cependant permis d’ajouter une dernière chose, d’importance : les chiens y sont non seulement admis mais choyés. Ce qui est rare… et apprécié. Goliath, mon teckel à poil dur bien-aimé, a adoré l’expérience… le tapis installé au pied du lit, l’écuelle, l’os-biscuit en cadeau de bienvenue… le plaisir de pouvoir m’accompagner au restaurant sans s’attirer remarques et regards noirs. Il tient juste à présenter ses plus plates excuses à la charmante jeune personne qui, n’ayant pas frappé assez fort sans doute, lorsqu’elle est entrée dans notre suite les mains encombrées d’un plateau et d’une bouteille de rosé, a été accueillie par une bordée d’aboiements enthousiastes et sonores dont elle a semblé quelque peu secouée… il promet solennellement d’essayer de ne plus jamais l’effrayer et de se tenir à carreau devant la cheminée à sa prochaine visite. Promis. Foi de teckel.

www.crillonlebrave.com

 
 
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