Balades d’Automne

Un été qui se prolonge jusqu’au cœur de l’automne nous offre cette année des envies de week-ends gorgés de lumière et de couleurs… embarquement immédiat pour AILLEURS, tout près, le temps d’une échappée belle qui réchauffera vos soirées de novembre !

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L’Art de la Fugue se conjugue à Bruxelles

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Direction la Belgique, tout d’abord, option romantisme et charme intemporel, sous le ciel lumineux de la Mer du Nord toute proche : Bruxelles, la Belle. Sa Grand Place et ses façades Art Nouveau, le charme de ses ruelles et places anciennes, ses galeries couvertes où faire le plein de pralines, cramiques et autres craquelins… Ses musées, ses galeries d’art, ses antiquaires et ses libraires, ses théâtres et ses créateurs époustouflants de modernité. Ville d’art, d’histoire, de folie douce et de gastronomie, nostalgique et moderne, elle est et demeure un must absolu pour une escapade de fin de semaine, source inépuisable de découvertes et de retrouvailles hors des sentiers battus : baroque, curieuse, gourmande, joyeuse, charmeuse… Bruxelles est une grande Dame au charme de jeune fille espiègle, dont on ne se lasse jamais. 

 Une adresse que nous aimons et où nous adorons revenir, pour son charme, son goût exquis et son originalité : l’Art de la Fugue

Un Bed & Breakfast original et beau, meubles vintage et antiquités : un endroit délicieux où se poser et rêver, une source d’idées de décoration à ramener et à adopter. Trois chambres seulement, qui sont trois univers : Farinelli, toute en rouge et or baroque, pour rêver de gondoles et de Grand Canal sous les tentures somptueuses du grand lit sculpté. Gandhi, ou l’Inde des maharajas et des Contes orientaux de Kipling… et enfin Indochine : collection de bouddhas de marbre blanc dans l’évocation lambrissée d’une villa coloniale, décorée de soies anciennes… 

 
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 L’Art de la Fugue - Rue de Suède 38 - 1060 Bruxelles - Belgique - www.lartdelafugue.com

 Pour faire le plein d’idées, d’expositions et de suggestions de ballades à Bruxelles : www.brusselslife.be

Ou le guide très complet de l’office du tourisme des Flandres destiné à vous faire découvrir le meilleur de Bruxelles en 48 heures.

Villarlong : un château occitan au cœur des vignes…

Cap au Sud-Ouest, ensuite. La destination idéale pour une escapade en couple ou en famille, au cœur d’un paysage planté de vignes et de cyprès, ourlé de collines douces et de vergers. A quelques kilomètres de Carcassonne, dans un paysage somptueux et éclaboussé de lumière. Une adresse intimiste et rare. A garder précieusement, pour échapper au quotidien en devenant, l’espace d’un séjour, l’hôte privilégié de l’un des très beaux appartements du Château de Villarlong. Suites avec terrasse et cheminée, aménagées avec un goût très sûr et un luxe discret mais infiniment confortable, ou mas indépendant avec piscine privée : quel que soit votre choix, vous pourrez vous relaxer dans une atmosphère mêlant le charme d’une maison de famille pleine de souvenirs heureux et la beauté d’un château-hôtel dévolu au plaisir et au confort exclusif de ses hôtes. Une grande piscine à débordement, nichée sur une terrasse de pierre sèches dominant le paysage planté de lavandes et d’oliviers, un court de tennis, une superbe terrasse où savourer les soirées encore chaudes et un très beau restaurant donnant sur de merveilleux jardins et des plantations d’herbes aromatiques complèteront idéalement votre séjour. Un autre AILLEURS où vous aurez certainement envie de revenir… adresse exclusive et à ne transmettre qu’à de rares privilégiés, bien entendu !

Château de Villarlong - 11600 Villarzel-Cabardes - France - www.chateauvillarlong

 

A ne pas manquer, dans les environs :

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Carcassonne, bien sûr : ses murailles et ses tours médiévales, son histoire et son charme, à savourer au détour de ruelles oubliées. Malgré les innombrables boutiques de souvenirs sans intérêt, inévitables dans un lieu aussi touristique, le charme reste intact dès que l’on s’éloigne des places principales ou que l’on flâne hors des heures d’affluence. Laissez les pierres vous parler de l’histoire tragique et belle des vicomtes de Trancavel et des derniers Albigeois… et n’hésitez pas à aller ne serait-ce que siroter un verre de Cabardès dans le mythique Hôtel de la Cité, construit en 1909 sur les ruines du vieux palais épiscopal. Malheureusement repris aujourd’hui par un grand groupe hôtelier, il conserve pourtant, subtile, une part de son âme ancienne, si vous êtes attentifs et vous laissez emporter par le romantisme des lieux. En écoutant peut-être « Carcassonne », l’album que Stephan Eicher a enregistré entre ces murs en 1993. Ou, version « retour au 13esiècle », l’intégrale consacrée par Jordi Savall aux chansons et musiques des troubadours occitans… 

www.tourisme-carcassonne.fr

http://www.cite-hotels.com/hotels/hotel-de-la-cite/


Palafitte ou le luxe lacustre d’un hôtel unique au monde… 

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 Inspiration Nord-Nord-Est. Et l’unique hôtel sur pilotis au monde – hôtel de luxe, de surcroît : Palafitte. Une construction d’un modernisme époustouflant mais qui renvoie aux constructions de maisons paléolithiques retrouvées sur de nombreux sites lacustres d’Europe. Dont celui de Neuchâtel, en Suisse. Réalisé pour l’Exposition Nationale Suisse de 2002, et, à l’origine, uniquement pour la durée de l’exposition, cet hôtel singulier est le fruit du talent visionnaire de l’architecte Kurt Hofmann, en collaboration avec les étudiants de la célèbre Ecole Hôtelière de Lausanne. S’inspirant des constructions retrouvées par les archéologues sur le site, il a été conçu pour offrir à ses hôtes, d’où qu’ils se trouvent, une vue exceptionnelle sur le lac et une ouverture grandiose sur l’extérieur. Singulière et superbe réussite architecturale, Palafitte suit ainsi le rythme du lac et des saisons en une symbiose à la fois poétique et ultra-contemporaine : dépaysement total et vue à couper le souffle garantis ! 

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Les chambres sont au diapason de ce choix architectural audacieux, avec un « plus » personnel pour les pavillons ouvrant sur le lac et les montagnes, qui donnent l’impression de vivre dans une bulle hors du temps, sur l’eau, au cœur du paysage. Prendre son bain en immersion visuelle avec la lumière bleu-gris du lac et du ciel est une expérience à ne pas manquer… Une échelle permet de glisser directement dans le lac depuis sa chambre, en été. Un plaisir que je vous déconseille en cette saison, mais la beauté brumeuse du paysage, à savourer depuis sa terrasse privative, douillettement enveloppé(e) d’un plaid, en savourant un verre d’Oeil-de-Perdrix neuchâtelois, remplace avantageusement la baignade. Je le sais, j’ai essayé ! 

N’hésitez pas à vous renseigner sur les nombreux forfaits disponibles pour un séjour à la carte : l’automne est la saison idéale pour des séjours à prix plus avantageux que durant les mois d’été. Et la région mérite amplement le détour , même en novembre : la lumière y est plus douce mais, à mon sens, infiniment plus belle. Les Alpes, en arrière-plan, s’ourlent déjà de neige, et le lac, tout en camaïeux de gris, semble receler des mystères empreints de magie et de légendes oubliées, rappelant que les intrigants vestiges de l’une des cultures les plus élaborées de l’Âge du fer celtique ont été découverts sur ses rives. 

Côté restauration, la Table, le Bar et la Terrasse sont à la hauteur de ce que l’on attend d’un hôtel 5 étoiles, magie lacustre incluse. Une très belle adresse, dans un paysage somptueux, pour une escapade automnale d’exception. 

 Hôtel Palafitte - Route des Gouttes d’or 2 - 2000 Neuchâtel - Suisse - www.palafitte.ch

 A voir et à découvrir aux environs :

Le passionnant musée et parc archéologique du Laténium :www.latenium.ch

Sur la trace des Celtes… et, en ce moment, au travers d’une remarquable exposition visible jusqu’à fin janvier 2019, de l’Ours .

La vieille ville de Neuchâtel, ses superbes maisons patriciennes en pierre dorée de Hauterive et ses ruelles chargées d’histoire… mais aussi les rives de la « Région des Trois Lacs » et le très beau « haut pays » jurassien : www.neuchâteltourisme.ch

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 Une belle adresse de lieu et de table que nous aimons : la Maison du Prussien, de Jean-Yves Drevet. Une ancienne brasserie du 18esiècle, devenue table gourmande et hôtel de charme, au cœur d’un parc arboré donnant sur un étonnant paysage de gorges et de cascades, au bord de la rivière, tout près de la gare de Neuchâtel et à quelques minutes à pied du bourg médiéval de Valangin.

www.hotel-prussien.ch

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D’un lac à l’autre : escapade romantique et gourmande au bord du lac de Constance 

 Toujours en Suisse, mais à l’extrême Est, dans cette Suisse orientale moins connue et pourtant superbe qui borde le très romantique lac de Constance : AILLEURS vous emmène dans l’un des plus ravissants endroits qui soit. Surtout en automne, lorsque la brume du matin s’enroule en longs voiles iridescents sur les roseaux bordant le Rhin, frontière de sable et d’eau avec le Bade-Würtemberg, et que les forêts se parent d’or, de rouge, d’ocre, de marron et de cuivre pour une éphémère et somptueuse représentation baroque. Bienvenue en Thurgovie ! Des paysages de carte postale, sur fond de sommets poudrés, avec maisons à colombages et à oriels tout droit sorties des contes de notre enfance. Clochers à bulbe des églises, inspirées de celles de la Bavière et du Tyrol et vergers de pommiers croulant sous les fruits dès septembre : le temps semble s’être figé dans les petits villages endormis au bord du Rhin. C’est toute l’Allemagne romantique, de Goethe, de Kleist, de Schiller qui se révèle sous nos yeux. On est presque surpris de croiser des habitants en tenues de jogging et des automobiles en lieu et place d’attelages à chevaux, de paysannes en bonnets ou de paysans en gilets brodés. Des jardins débordants d’asters et de tagètes, où les taches orange des courges, comme autant de lanternes joyeuses disséminées sous les frondaisons encore vertes, font un écrin poétique aux fermes anciennes, blotties sous leurs grands toits. Des auberges cossues, aux rutilantes enseignes dorées et aux fenêtres à meneaux, promettent poissons du lac « im Bierteig »et bière artisanale ou Burgunder léger dans des verres colorés typiques des régions rhénanes. Les Konditorei croulent sous des étalages irrésistibles de pains en couronnes, de tartes et de gâteaux, de pâtisseries recouvertes de crème, de chocolats soigneusement alignés derrières leurs vitrines comme autant de précieux joyaux. Tandis qu’en vis-à-vis, la boucherie-charcuterie expose les dizaines de sortes de saucisses, lard séché ou cru et autres pâtés traditionnels qui ont valu à leur créateur médailles et certificats soigneusement calligraphiés, fièrement exposés derrière le comptoir. Juste au-dessus d’une grande sculpture de cochon jovial en schmalz… le saindoux, ingrédient indispensable de tant de recettes locales. Un peu plus loin, passé les étals de pommes de terre, carottes, choix de choux et de raves divers et varié, noix, châtaignes, pommes, poires, coings et cucurbitacées diverses, artistiquement arrangées en monticules colorés, une splendide ferme où une main soigneuse a rédigé sur un grand panneau une liste de prix et l’indication que les acheteurs intéressés peuvent se servir librement et se contenter de laisser la somme de leurs achats dans la caissette bricolée à cet effet. A côté d’un petit char ancien, en bois, où sont posés des vases de fleurs également destinées à l’achat : les derniers tournesols, les premiers dahlias, des lanternes chinoises, des bruyères…et de grands bouquets de chrysanthèmes multicolores. 

 
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 Tout au bord de l’eau – ce qui lui vaut de se transformer en mare à canard à chaque printemps, quand le Rhin, gonflé par les pluies et la fonte des neiges, s’étale pendant des semaines à travers les ruelles pavées du vieux bourg médiéval – le village de Gottlieben. Si pittoresque qu’on dirait un décor d’opérette viennoise, kitsch et charmant… connu pour sa spécialité de gâteaux style gaufrettes fourrées, les Gottlieber Hüppen,que vous vous verrez servir dans tous les bons restaurants avec votre café. On peut s’y embarquer pour de romantiques croisières sur le Rhin, sur l’un ou l’autre des débarcadères peints en bleu et blanc et croulant sous les géraniums. 

Surtout, surtout : il y a la merveilleuse Drachenburg – la forteresse du Dragon…Une ancienne auberge toute de tourelles et de colombages, d’escaliers de bois sombres et de fenêtres à petits carreaux de verre. On y mange superbement, cuisine bourgeoise traditionnelle mais savoureuse et de saison. Féra et brochets du Lac de Constance, bien sûr, mais aussi les fameux Eglifilet,les filets de perche, préparés non à la meunière comme au bord du Léman, mais version « tampura germanisée », dans une légère et délicate pâte à frire à la bière. Une merveille… L’auberge voisine, la Waaghaus, la propose également à sa carte et les gourmets de toute la région s’y pressent toute l’année : réservation recommandée. En saison, les spécialités de chasse, accompagnées de choux rouges et de spätzli, et les somptueux desserts aux fruits et à la crème vous laisseront d’inoubliables souvenirs gourmands. Accompagnés de vins locaux, rouge ou blanc, de jolie tenue, ou de l’une des bières artisanales brassées dans les villages alentours. Avant de terminer, confortablement installés dans l’un des salons anciens, sous les portraits de notables depuis longtemps disparus, en sirotant une eau-de-vie d’anthologie, si fruitée que l’on a tendance à en oublier l’impressionnant degré d’alcool… La Drachenburg dispose de chambres confortables, simples, un peu vieillottes, mais très agréables (mention spéciale à la plus romantique, avec lit ancien à baldaquin) donnant sur le village ou sur le Rhin : n’hésitez pas à y séjourner, pour un week-end hors du temps. Cela n’a rien d’un palace et ne s’en veut pas un, mais le charme et le calme de cette ancienne et confortable auberge valent vraiment le détour, pour une escapade à deux, dans un cadre rare et envoûtant. Laissez-vous gagner par la magie de l’endroit, vous ne le regretterez pas !

 Hôtel Drachenburg & Waaghaus - Am Schlosspark 7 et 10 - 8274 Gottlieben - Suisse - www.drachenburg.ch

 Pour découvrir les environs :

www.kreuzlingen-tourismus.ch - www.bodensee.eu

 
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L’île de Mainau reste un lieu d’excursion incontournable, mais toute la région du lac offre des chemins pédestres serpentant entre les roseaux, des églises et couvents baroques de toute beauté, et de ravissants villages blottis au creux de vergers et de jardins d’un charme absolu.

 Constance a été très abîmée au cours de la seconde Guerre Mondiale, et reconstruite à la hâte, en abusant du béton et dans le style impersonnel et peu inspiré des années 1950 à 1970. Elle conserve heureusement assez de maisons médiévales, d’églises et de monastères anciens pour rappeler ses heures de gloire, quand elle comptait au rang des grandes villes du Saint Empire Romain Germanique, pour vous propose de jolies découvertes au fil de votre balade… Il serait vraiment dommage de faire l’impasse sur son cœur ancien, en vous laissant rebuter par ses abords sans intérêt. 

Arenenberg : souvenir de la Reine Hortense et Musée Napoléon

 Gottlieben vous servira de base pour de très belles excursions aux environs. En particulier, à quelques kilomètres à peine, le ravissant petit château d’Arenenberg, sur la crête d’une colline plantée de vignes d’où la vue, somptueuse, embrasse un paysage tout droit sorti des romans romantiques allemands du début du 19esiècle : le Lac de Constance, avec la ville éponyme, piquée de clochers, en contre-bas. La ligne bleutée du Jura souabe et les découpes ciselées, souvent poudrées de blanc, des Alpes. L’échappée vers le nord du Rhin encore adolescent, sagement enserrés dans ses berges festonnées de roseaux et d’aulnes. Les petits villages de pêcheurs en contrebas, et les fermes cossues, cernées de vergers et de pâturages, sur les courbes douces de la campagne thurgovienne à l’ouest… 

 
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Arenenberg fut le refuge et la dernière demeure de la reine Hortense, éphémère souveraine de Hollande exilée en Suisse à la chute du 1erEmpire. Fille de Joséphine de Beauharnais, belle-fille de Napoléon Ier, épouse peu heureuse de Louis Bonaparte et mère de Napoléon III. C’est à Arenenberg que le futur empereur (qui garda toute sa vie un léger accent thurgovien…) a grandi. C’est là aussi que l’ex-reine Hortense s’est éteinte, en 1837 : sa chambre est restée en état, témoignage touchant et extraordinaire instantané d’un monde disparu. Le ravissant petit château (à la vérité, davantage une très cossue et ravissante maison bourgeoise de la fin du 18esiècle… mais la qualité princière, voire impériale, de ses hôtes en justifie pleinement l’appellation plus noble, même sans la moindre tourelle), très bien préservé, est aujourd’hui un remarquable « Musée Napoléon ». Et un témoignage exceptionnel du cadre et du mode de vie d’une famille royale en exil au début du 19esiècle. La minuscule chapelle extérieure, de style néo-gothique garanti pur Second Empire, peut-être louée pour des mariages intimistes, de mêmes que les superbes jardins. Le musée est à voir absolument, et la très jolie boutique regorge de cadeaux et de livres bien choisis. On peut aussi déjeuner ou simplement boire un verre de vin ou de cidre local au Bistro Louis Napoléon. Et rêver en flânant dans le parc qui descend doucement vers le lac. Le temps semble s’être arrêté : laissez-vous emporter par le charme de ces lieux chargés d’histoire… qui sait, peut-être croiserez-vous le souvenir de la reine Hortense au détour d’une allée ? On dit que son fantôme y flotte parfois, fragile et émouvant, au creux de la brume.

 
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Autre balade et autre lieu à découvrir, à quelques 20 kilomètres d’Arenenberg, par de jolies routes serpentant entre champs, vignes et forêts direction Frauenfeld : la Chartreuse d’Ittingen : un ancien prieuré vieux de plus de 850 ans, devenu musée d’art et d’histoire, lieu de rencontre et de découverte, auberge de jeunesse et relais du silence, lieu de séminaire et de retraite… tout un monde de découvertes, d’expositions, de plaisirs gourmands aussi, entre produits bio et restaurant gastronomique. AILLEURS a adoré se perdre dans le labyrinthe de buis évoquant celui du « Nom de la Rose », savourer l’arrière-automne sur les bancs de pierre, entre fleurs anciennes et jardin de simples des moines chartreux, guetter les carpes du grand étang ou regarder tourner la roue du moulin à eau en savourant le cidre frais de la ferme attachée au couvent…

www.karthause.ch

 
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 Si vous avez le temps, n’hésitez pas prolonger votre ballade en voiture direction la vallée de la Thur, en contrebas, jusqu’au Château de Kyburg : impressionnante forteresse Habsbourg au cœur d’une forêt ayant certainement fourni le cadre de nombreuses chasses à l’ours ou au sanglier aux beaux seigneurs et gentes dames du lieu. Ses murailles, ses armures, et jusqu’à sa rénovation très 19esiècle (ne ratez pas sa « chambre de torture » très peu réaliste mais très impressionnante, avec sa reconstitution d’une effrayante Vierge de Nuremberg dont je vous laisse découvrir l’usage supposé…) : vous aurez l’impression de passer une porte du temps et pourrez, l’espace de quelques heures, vous imaginer seul héro ou héroïne de très médiévales aventures en technicolor.

www.schlosskyburg.ch

 Enfin, ne manquez pas les nombreux musées de Winterthur, témoins de la richesse et de la passion de collectionneurs des grandes familles d’entrepreneurs des 19e et 20e siècle de ce qui fut le cœur industriel de la Suisse. 

 La Collection Oskar Reinhart, rassemblant des œuvres exceptionnelles couvrant cinq siècles de peinture européenne, est mondialement célèbre. A juste titre.

www.roemerholz.ch

 Le Musée des Beaux-Arts n’est pas en reste : il abrite l’une des plus belles collections d’art moderne de Suisse. Monet, Kandinsky, Picasso, Van Gogh, Klee… mais aussi des expositions temporaires remarquables, mettant en valeur des artistes contemporains.

 La Collection Hahnloser, regroupant notamment des œuvres de Van Gogh, Bonnard, Vallotton, Matisse, Marquet, Rouault et Manguin, se déploie en majesté entre les murs très « Biedermeier » de la Villa Flora : 

 En vous souhaitant un très bel automne et de superbes découvertes, au gré de vos envies ! Belles balades, AILLEURS…